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Ordo Carmelitarum Discalceatorum ( O.C.D. )
PERSPECTIVES D'UNE
RELATION ONG
AVEC LES NATIONS UNIES
P. Sullivan, ocd |
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Notre Ordre comme tel, en tant qu'il constitue une entité
d'envergure mondiale, jouit d'une association reconnue
avec les Nations Unies, due à sa reconnaissance comme
organisation non gouvernementale (ONG), selon le statut
international prévu par le Département d'Information
Publique des Nations Unies.
Cette association nous facilite l'accès à certains contacts,
à l'ensemble de l'information, et nous assure de
grandes possibilités pour faire connaître notre présence au
sein de cet organisme mondial que sont les Nations Unies. En
revanche, ceci nous demande de communiquer à nos propres
membres une information adéquate sur les objectifs et
projets des Nations Unies, aux divers niveaux international,
régional, national et local.
Bien que la mise en application des relations inaugurées par
notre reconnaissance comme ONG mondiale ne suppose pas
directement l'attribution d'une assistance économique, elle
nous assure des liens avec certains organismes des Nations
Unies ou en relation avec elles, et ceci peut avoir des
conséquences au bénéfice de l'Ordre.
Moyennant le développement et le maintien des contacts avec
ces différents organismes, il nous est possible de faire
connaître nos activités de façon plus profitable, tandis que
nous serons mieux renseignés sur les opportunités qui
peuvent s'avérer avantageuses pour les initiatives des
Carmes Déchaux.
Les fruits des efforts accomplis pour notre représentation
au niveau de l'Ordre dans son ensemble n'ont pas à remplacer
ni à supprimer ceux des ONG locales ou régionales que les
Carmes ont créées en divers endroits du monde. De même, la
connexion que nous maintenons avec les Nations Unies ne
promet pas à des groupes OCD autonomes l'accès au statut de
ONG local ou national. Pour y accéder, ces groupes
doivent faires les démarches nécessaires, à travers les
canaux prévus dans leurs milieux respectifs. Pour s'assurer
un appui ou une assistance de caractère technique à ce
sujet, on peut toutefois recourir aux bons services de
notre premier Représentant, le P.John Sullivan, soit à
travers ses visites périodiques au Siège des Nations Unies à
New-York, ou ses contacts avec d'autres Sièges ou Centres
reliés aux Nations Unies.
En tant qu'ONG, nous pouvons d'autre part entrer dans des
relations de caractère associatif, particulièrement avec des
organismes basés sur la foi catholique, tels que la
ACaritas@ internationale avec laquelle nous pouvons
collaborer, sachant que ceci peut tourner à notre avantage
pour l'avenir.
Etant donné que la représentation a été assurée, durant ces
21 derniers mois, par un religieux qui se trouve sur place
(c'est-à-dire un membre de la Province Est des Etats-Unis),
voici le moment de considérer certaines mesures utiles, et
qu'il importerait d'adopter si nous voulons approfondir
cette association que l'Ordre entretient depuis 2001, comme
ONG accréditée auprès de Département de l'Information
publique des Nations Unies.
En premier lieu, le Représentant devrait assurer une page
web pour la ONG, dans l'intention d'offrir à tous les Carmes
qui ont accès à Internet les nouvelles provenant des Nations
Unies, dans tous les cas où ces nouvelles offrent un intéret
pour les membres et les organismes de l'Ordre.
En second lieu, afin de sensibiliser les esprits aux
buts et activités poursuivis par l'Ordre comme ONG, il
faudrait établir une liste détaillée donnant une information
précise sur tout cet ensemble, permettant à chacun de
prendre conscience du contexte de collaboration qui existe
désormais entre les Nations Unies et nous-mêmes.
En troisième lieu, le premier Représentant devra demander
aux Supérieurs des Provinces et Circonscriptions (et ceci en
commençant naturellement par écouter ceux qui auront été
présents aux sessions du Définitoire Extraordinaire du
Chili) de formuler des idées et suggestions, de faire
connaître les activités en cours, et de préciser dans la
mesure du possible les formes d'assistance que, selon leur
avis, le Représentant doit être en mesure de leur assurer.
En quatrième lieu, il faudrait insister pour obtenir que le
second Représentant, le P.Damaso Zuazua, soit agréé comme
personne de contact avec la Curie romaine, et puisse servir
de canal permanent d'information vis-à-vis du premier
Représentant, ce qui permettrait à celui-ci de baser ses
interventions sur des données justifiées.
En cinquième lieu, et sans avoir à instituer un bureau
permanent à New-York, notre Administration générale devrait
assurer une aide annuelle fixe, afin que le premier
Représentant puisse se déplacer, réaliser son travail
d'organisation et de communication entre son lieu de
résidence au couvent de Washington et New-York, Rome, ou
tout autre endroit du monde où ses activités peuvent
recourir à ses soins.
En sixième lieu, le premier Représentant devrait maintenir
continuellement des contacts de solidarité avec les autres
ONG et les différents organismes catholiques, comme c'est
déjà le cas avec Caritas Internationalis, Franciscans
International, VIVAT (Société du Verbe Divin) , le groupe
d'association des Instituts religieux auprès des Nations
Unies (RUN), et la Mission Permanente du Vatican auprès des
Nations Unies.
En septième lieu, Les membres de l'Administration générale
et/ou les Carmes spécialisés dans les diverses questions
intéressant les Nartions Unies devraient, avec le temps,
faire un effort pour assister à certaines réunions des ONG,
telles que la Conférence qui se tient chaque année au Siège
général des Nations Unies, immédiatement avant l'Assemblée
générale de septembre. ou les réunions régionales au cours
desquelles on se penche sur les quatre questions capitales
qui nous ont retenus nous-mêmes, lorsque nous avons
sollicité notre statut de ONG, à savoir: les droits de
l'homme, les migrations, les peuples indigènes, la
religion.
En huitième lieu, sachons que des contacts ultérieurs avec
les ONG reconnues par les Nations Unies pourraient semer la
graine pour un futur ABureau@ de Justice et Paix à la Curie
romaine, dans l'intention de promouvoir la sensibilisation
générale et les activités de l'Ordre en ce domaine.
Le présent rapport est en grande partie le fruit d'une
visite réalisée par N.P.Général, en compagnie du P.John
Sullivan, le 10 juin 2005, au Siège des Nations Unies , puis
au bureau de la ONG Caritas Internationalis à New-York. Ceci
nous a permis d'approfondir notre discernement d'aujourd'hui
au sujet de l'engagement assumé par tout l'Ordre comme tel,
de maintenir et réaffirmer notre statut de ONG, au bénéfice
de notre famille religieuse et pour l'obtention des
objectifs poursuivis par les nations Unies en matière
humanitaire. Tenant compte du fait que nous affrontons
l'avenir avec tous ses défis, nous espérons que les
relations déjà établies ne cesseront de se développer peu à
peu, grâce à nos efforts de solidarité, d'interdépendance et
de collaboration. En un certain sens, on pourrait dire que
ce rapport s'appuie sur une double image empruntée à la
dernière réunion sur la Vie Consacrée, qui s'est tenue à
Rome au cours de l'hiver dernier: la Femme Samaritaine, et
le Bon Samaritain. Jésus exhortait la femme à Aadorer en
esprit et en vérité@; à tel point que N.M.Ste Thérèse
pouvait trouver en elle le symbole de l'engagement dans la
prière. Quant au Bon Samaritain, c'était le modèle choisi
par Jésus pour nous stimuler à une compassion vécue à
l'égard de tous ceux qui souffrent de nécessités urgentes.
Nous y sommes: tout comme l'engagement dans la prière, notre
service attentif des autres revêt une importance
fondamentale chez nous, Carmes Déchaux. Et ces fonctions
intégrantes de notre vocation peuvent trouver leur promotion
à travers un investissement intelligent dans cette décision
que nous avons prise, lorsque nous avons sollicité notre
qualité de ONG devant les Nations Unies.
Que le Seigneur veuille bien bénir notre labeur !
Washington. 16. 06. 2005.
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