Les Carmélites de Sainte Thérèse, de Turin
L’Institut fondé par la Servante de Dieu, Mère. María de los
Angeles Operti, dans le Piémont en 1894, fut agrégé à
l’Ordre en 1897 et obtint l’approbation pontificale en
1934.Aujourd’hui la Congrégation est présente en Italie,
Madagascar, République Centrafricaine et Roumanie.Les 320
religieuses vivent dans 42 communautés. Elles ont des
vocations dans les pays de mission où elles se trouvent.
Actuellement il y a six novices. Partout elles se
distinguent par leur fort enracinement carmélitain et leur
bonne collaboration avec le Carmel. Maintenant elles ont
commencé la phase préparatoire au prochain chapitre
Général.
Particulièrement intéressant est le projet du Centre
Sanitaire « Jean-Paul II » à Bosemptelé, diocèse de Bouar,
République Centrafricaine, à 295 kilomètres de Bangui, la
capitale. Bosemptelé est situé au carrefour de trois pistes.
Elle a une population de 11.600 habitants, dont 20% sont
infectés par le sida. À cause de cela le centre sanitaire
« Jean-Paul II » est conçu pour des malades qui sont
infectés par le HIV/ AIDS, pour des cas graves de pédiatrie,
pour des enfants malnutris, dans un pays où l’espérance de
vie atteint à peine les 44 ans.
Le comité de gestion est présidé par le Dr Jean-Paul Rosati.
En font aussi partie Sœur Hilaria Meoli, religieuse de la
Congrégation et médecin spécialisé des infections , le
géomètre Julio Messerini, l’avocat Domingo Becchini, le
comptable Andrés Maestrelli , le Dr.Lucas Ceccherini,
professeur de microbiologie, le Dr .José Evangelista,
chirurgien des urgences ; les deux derniers sont professeurs
à l’université de Pise. Le projet total exige un
investissement de 900.000, qui devra être couvert par la
générosité des donateurs.
Portugal : avec Sœur
Lucie

Le 13 février 2005 mourut saintement à l’âge de 97 ans Sœur
Lucie dos Santos au Carmel de Coimbra. Elle fut enterrée
avec les honneurs nationaux dans le cloître du monastère, en
attendant son transfert dans la basilique-sanctuaire de
Fatima. Cet événement aura lieu le dimanche 19 février. Le
cercueil arrivera à 13h30 à la chapelle des apparitions.
Après la récitation du Rosaire la procession se dirigera
vers la Basilique. À la fin de l’Eucharistie concélébrée à
15h, les restes mortels de la voyante de Marie, qui a vécu
si longtemps, seront enterrés dans la chapelle latérale, à
côté de la tombe de la Bienheureuse Jacinthe, et à côté du
maître-autel.
Coïncidant avec cette célébration religieuse funèbre aura
lieu un autre événement de grand intérêt pour le Carmel au
Portugal : la bénédiction de la première pierre de la
Domus Carmeli à Fatima. Il s’agit du futur centre
de spiritualité marialo-carmélitaine à caractère
international des Carmes de la Province de San Felipe du
Portugal . Les travaux de débroussaillage et d’aplanissement
du terrain ont commencé le 2 janvier dernier. Pour les deux
évènements on attend une participation de nombreux
pèlerins.
Novice / profès du Cameroun
En la vigile de l’Épiphanie le 5 janvier dernier, la vie de
fr. Jean- Thierry Ebogo de l’Enfant-Jésus et de la
passion a touché à son terme. Il était né à Mfou Awae
(Cameroun) le 4 février 1982.Il était rattaché à la Mission
des Carmes de Lombardie dans la paroisse de San Joaquin de
Nkoabang, périphérie de Yaoundé. En prenant contact avec les
Carmes, il avait manifesté le désir de rentrer dans l’Ordre.
Quand il eut 22 ans en septembre 2004 il devait commencer le
noviciat avec ses deux compagnons, se manifesta alors le
cancer sous forme de kystes osseux. Il quitta le noviciat
pour l’hôpital où on l’amputa d’un pied. Cependant la
nouvelle situation n’ébranla pas en lui la ferme volonté de
devenir Carme, y compris avec la prothèse d’un nouveau pied.
L’amputation donna une amélioration qui faisait espérer la
guérison. Avec la maturité spirituelle qu’il avait, le
Supérieur Provincial décida en 2005 de l’envoyer en Italie
pour qu’il commence le noviciat et puisse avoir les
contrôles sanitaires opportuns. Peu après son arrivée, alors
qu’il devait commencer le noviciat, le mal se manifesta sous
une forme irrémissible. On l’hospitalisa à Legnano, où la
gravité du mal se manifesta dans toute sa cruauté. Tout le
Carmel Lombard ainsi que de nombreuses personnes, au
Cameroun comme en Italie, ont prié le Seigneur pour la
guérison de fr. Jean -Thierry de l’Enfant-Jésus et de la
passion Le
titre de son nom de religieux reflète le drame qu’a vécu le
jeune Camerounais.
« Jean –Thierry – confiait le Père Provincial dans une
lettre- offre sa vie pour notre Mission au Cameroun et pour
la Province des Carmes Déchaux de Lombardie, bien que son
désir soit de servir l’Ordre dans son Église pour de
nombreuses années … » Devant l’agravement du cancer
l’Ordre a voulu l’accueillir en son sein. On le revêtit de
l’habit, et il commença le noviciat sur son lit de douleur.
Devant la mort imminente, avec un rescrit papal, il put
faire profession le 8 décembre 2005 …à l’hôpital, où il se
trouvait déjà depuis un mois pour les soins palliatifs. Le
mal implacable va miner la forte constitution de ce jeune
carme de 23 ans.
Le miracle a eu lieu de manière inespérée. Durant les trois
mois de son séjour dans les hôpitaux de Candiolo, Trofarello
et Legnano.Tous ceux qui ont approché le malade – ils sont
nombreux- ont été impressionnés par la sérénité de la foi du
jeune patient face à la mort imminente. Parmi les médecins,
infirmiers, visiteurs, la conviction est unanime :
« ce jeune est vraiment exceptionnel, c’est un saint … ».La
photographie de fr. Jean- Thierry le jour de sa profession
est impressionnante, revêtu de l’habit complet de carme,
avec son sourire, malgré les signes de la mort prochaine…
N’ayant ni or ni encens, il a offert sa vie au Seigneur pour
la fête de l’Épiphanie et c’est le témoignage qu’il nous
laisse. Ce jeune carme africain est une reproduction du cas
du charismatique Robert Naoussi, enterré à la léproserie de
La Dibamba, aussi en terre Camerounaise.
Cette impression d’extraordinaire sérénité et d’acceptation
le patient la répandait déjà bien avant. Le P.Zacharie
Igirukwayo, définiteur général l’atteste, lui qui l’a visité
à Yaoundé en mars dernier. À cause de cela il avait
recommandé au Père Provincial : « Ne perd
aucun détail de son cheminement depuis que la maladie s’est
déclarée et recueille tous les témoignages des diverses
personnes qui l’ont approché en diverses
occasions…L’expérience qu’il a vécue en Italie doit
être considérée dans la perspective du témoignage d’un
missionnaire précoce, plus que le témoignage d’un simple
malade ».
Dans la perspective missionnaire, pour conclure,
nous annonçons aussi la mort d’un autre missionnaire, cette
fois un homme mûr. Il s’agit du P. Germano Gentiletti de la
Province Romaine. Il a été pendant de nombreuses années le
curé engagé et charismatique de la paroisse « Notre Père »
à Kananga, République Démocratique du Congo.Après son retour
dans la Province il a continué de travailler pour les
projets missionnaires de son ancienne
mission
et a supporté la maladie avec une joie chrétienne…
P. Germano Gentiletti , missionnaire de taille
En la fête de l’Épiphanie, journée missionnaire pour
l’Afrique, mourut dans la paix du Seigneur un carme qui a
travaillé 31 ans sur ce continent. Germano Paris
Gentiletti de la Croix est né à Rome le 16 mai 1941.À 18 ans
il fit sa profession religieuse dans la Province Romaine le
27 juillet 1959. Il a été ordonné prêtre le 1er
mai 1967.
Il fit partie de la première expédition des six carmes de
la Province Romaine qui en 1968 arrivèrent au Congo pour
remplacer les Pères de Flandres à la Mission de Kananga.
Durant 31 ans il est resté au Congo dans les paroisses
missionnaires de saint Bernard –Ntambwe et Notre Père.
Dans les deux il fut un curé actif pendant de nombreuses
années, déployant de grandes initiatives évangélisatrices et
sociales. Actif, organisateur, infatigable, le P. Germano a
toujours été proche des gens. On s’en souvient comme d’un
missionnaire joyeux et accueillant pour les pauvres. Il
rentra en Italie en 1999, quand la paroisse qu’il dirigeait
depuis 1979 passa à la Délégation Générale du Congo. De sa
résidence de Montecompatri il a continué en organisant
l’aide à son ancienne mission Avec la maladie du cancer dont
il devait mourir, supportée avec un humour admirable, il
réalisa ainsi son dernier voyage l’été dernier .Mais là à
Kananga il sentit avec une nouvelle force le coup qui devait
l’amener à la mort. Germano Gentiletti nous laisse le
souvenir de son souci et de son engagement missionnaire , au
Congo et en Italie , missionnaire pour la vie jusqu’à la
mort.